Temps de lecture sur les accords toltèques : 8 mins

Les 4 piliers du Bonheur

SE CHANGER SOI
POUR CHANGER LE MONDE

       Je voudrais aujourd’hui vous parler d’un livre pour aborder ce thème, un livre que beaucoup d’entre vous connaissent certainement déjà. Il s’agit des Quatre Accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. Seulement j’aimerai vous dire aussi pourquoi il me semble intéressant et pourquoi je l’apprécie autant.

Ce livre, d’ailleurs est un peu particulier pour moi, car il s’agit là en réalité d’un des premiers livres que j’ai acheté après une longue période sans lire quoi que ce soit. Je précise, « je n’ai rien lu » : c’est juste que cette période s’étend durant des années de collège et lycée où lire était obligatoire et non pas un plaisir et volonté personnelle. Je lisais donc énormément de choses comme les actualités sportives mais je n’ai lu aucun livre peut-être, sauf les lectures obligatoires liées à différents cours, et encore parfois…Bref pas une très belle période, enfin je ne sais pas trop, je l’ai vécu voilà tout… Pourquoi ? Car j’ai cru que je ne savais pas lire ! J’étais tellement lent, et je trouvais que ça ne servait à rien, que c’était juste une obligation de l’école, une punition insoutenable source de déplaisir.

Ça n’avait pas toujours était le cas :

Plus jeune j’adorais aller à la bibliothèque ou médiathèque proche de chez moi, c’était un espace de rêves et de merveilles, d’où je pouvais entendre et me créer mille histoires me faisant voyager. Et bref un jour, j’ai réalisé que cette période de mon enfance n’était pas nécessairement passée, et que ce n’était pas que je n’aimais pas lire. C’était juste que je n’avais pas aimé les lectures auxquelles « j’ai été forcé » pendant toutes ces années, et cela m’a laissé penser de telles choses.

Ce livre, concorde donc aux quelques premiers mois où j’ai redécouvert les livres, redécouvert un bonheur oublié. Au moment où je me suis mis peu à peu à en acheter de nouveau. Nous reparlerons de la lecture et des livres, si vous le souhaitez lors de prochains articles (laissez mois votre avis en commentaire).

A ce moment où j’ai repris plaisir à lire, faire l’achat d’un livre était encore quelque chose de nouveau. En effet avant cela je n’avais jamais considéré que dépenser de l’argent pour un livre puisse valoir le coup, ne pas être une perte d’argent dans quelque chose, qui prendrait la poussière sur une étagère je ne sais où.
Seulement j’avais commencé à changer, j’ai donc lu ce livre avec plus ou moins de plaisir en fonction des pages, mais j’en ai retenu quelque chose de très utile, qui a pu m’aider tout au long de ces années.

     Alors de quoi ça parle ? Qu’est-ce que c’est ?

Les quatre accords toltèques, est un livre qui fut édité en 1997 aux États-Unis, puis traduit en français en 1999. Ce livre peut sembler quelque peu vétuste, mais il est loin d’être démodé. Son enseignement attire toujours autant, et pour preuve son classement, toujours après autant d’années, dans le top 50 des meilleures ventes sur Amazon (et même très souvent dans le top 10).

Dans cet ouvrage, Don Miguel Ruiz, l’auteur nous fait part d’une tradition Toltèque, visant à nous aider et à expliquer comment arriver à la voie de la liberté personnelle et au bonheur. Pour ce faire, il nous faut suivre des principes qui sont énumérés en quatre points différents. Nous allons donc les aborder dans la partie qui va suivre.

Mais avant toute chose, et pour ceux qui n’auraient pas encore fait la lecture du livre, l’évocation d’un ouvrage au tel titre, doit laisser quelques-uns d’entre vous perplexes, et avec quelques questions sous-jacentes – du genre : C’est qui les Toltèques ? Qu’est-ce qu’on entend au juste par « accord » ?…

Toltèques ?

D’une je ne sais pas grand-chose mais voilà ce que j’ai pu lire plutôt : Les Toltèques, dont le nom en langue nahuatl signifie « maîtres bâtisseurs » ou « artisans », ou encore « artistes », ont développé leur culture autour de Tula, leur capitale, édifiée à une soixantaine de kilomètres au nord de l’actuelle ville de Mexico. Ils auraient, aussi développé une certaine sagesse dont les fameux accords, dont nous parlons, en seraient la clé essentielle. Leur puissance a culminé entre le Xe et le XIIe siècle de notre ère, période après laquelle ils disparaissent. Dans certaines légendes, les Toltèques sont censés être à l’origine de toute civilisation (d’où leur nom de « maitres bâtisseurs »). C’est pourquoi, un peuple comme les Aztèques pour affirmer leur supériorité, se sont donc prétendus être leurs descendants. Ce sont eux aussi qui auraient permis en partie la transmission de cette philosophie de la vie.

(Vous trouverez en fin d’article un lien si vous souhaitez en savoir plus sur leur histoire)

Accords ?

Est-il question de musique ? D’un ensemble de notes jouées en simultané ? Ou bien d’un traité ou d’une sorte de pacte qu’auraient conclu les Toltèques ? L’histoire regorge d’accords : Oslo, Copenhague, Schengen… Il ne s’agit d’aucunes de ces deux réponses.

accords toltèques :

Ici, le sens du mot « accord » sera relatif à ce à quoi nous avons donné notre accord (agreement en anglais). Nos croyances, limitantes ou non, sont les milliers d’accords que nous avons donnés à une vision de nous-mêmes, des autres, du monde en général. Elles se construisent essentiellement pendant notre éducation, c’est ce que Miguel Ruiz appellera la « domestication » dans le livre. Ces croyances agissent à notre insu, et sont stockées dans un épais livre de « Loi personnelle » et nous lui obéissons comme à un code de lois, nous prescrivant les nombreuses règles sur la manière d’être et de se comporter dans notre vie.

 Mais alors, quels sont ces fameux accords, permettant de redéfinir ces lois personnelles en quête de bonheur et de plus de liberté ?

Les voici :
     1) Que votre parole soit impeccable
     2) Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
     3) Ne faites pas de suppositions
     4) Faites toujours de votre mieux

Bref, si je n’explique pas ce que cela veut dire, ce n’est rien de plus que 4-5 mots qui font une phrase. Voici le but de la partie suivante : en expliquer le sens, pour que cela résonne en vous.

    1. Que votre parole soit impeccable

Qui n’a pas gardé en mémoire une phrase blessante d’un parent, ou d’un ami ? Pour certains, quelques-unes de ces remarques peuvent rester gravées à vie. Il faut alors apprendre à mesurer le poids de mots. La parole a un pouvoir créateur d’une très grande puissance : concrétiser les rêves ou bien les détruire. C’est par la parole que nous pouvons exprimer notre pensée, nos émotions, nos désirs : ce que nous sommes. Il faut ainsi veiller à ne pas trop déverser de « poison » par nos propos.

De plus, il faut bien comprendre que la haine que nous envoyons à l’autre par la parole, finira par nous revenir dessus tôt ou tard. C’est-à-dire, qu’en dispersant des paroles destructrices, c’est donc contre nous même que nous agissons. Or, c’est tout l’inverse qui se produit, lorsque nous envoyons des paroles bienveillantes (le tout en restant honnête avec l’autre). Il s’agit donc ici de mettre au centre l’intention de ce que nous allons dire, si c’est pour déverser de la haine, ou bien de la bienveillance. De cette façon nous modulerons ainsi notre propos en conséquence.

Comment faire ?

En apprenant à être diplomate avec soi et les autres. En évitant le jugement, l’insulte. En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite.

Pour Miguel Ruiz, cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même. Nous entretenons à notre sujet des paroles négatives qui polluent notre mental. Les critiques et les jugements que nous cultivons, les « Je suis nul » ; « je suis moche » and Co… sont donc à éviter. Il faut comprendre qu’il s’agit là de projections, d’images faussées en réponse à ce que nous croyons que l’autre ou le monde attend de nous. Or, il vaudrait mieux s’entraîner à valoriser nos qualités et celles d’autrui, plutôt que de médire par le jugement et la critique.

    2. N’en faites jamais une affaire personnelle

Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs croyances, de leurs peurs. Ils ont certainement eu une dure journée et cherche à se défouler. Dans tous les cas, évitez de prendre sur vous les problèmes des autres. Il se peut que ces individus viennent à vous pour vous provoquer, pour vous mettre au défi, dans ce cas, prenez du recul.

C’est simple, retenez que : quoi que l’on nous dise comme jugement, cela ne peut nous toucher que si nous y donnons notre accord.

Tout d’abord, il faut comprendre que chacun d’entre nous a créé sa propre image mentale du monde. Sa propre représentation de ce qui est bon ou mauvais par exemple, et cette dernière est différente pour tous, même s’il peut y avoir des similitudes.
Ce n’est pas la réalité, mais un reflet de la réalité (la carte n’est pas le territoire). Seulement, notre mental cherche tout le temps à donner du sens aux propos des autres, à interpréter la réalité en la filtrant dans son propre système de croyances. Mais en réalité, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement, « C’est l’image que l’autre se fait de vous, ce n’est pas vous ». C’est pourquoi, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance. C’est aussi la même chose, quand nous jugeons, nous ne faisons que projeter notre réalité sur les autres, surtout quand nous cherchons à avoir raison.

Ainsi, nous pouvons très bien passer l’accord avec nous même, de ne pas nous laisser atteindre, de ne pas tenir compte de certains propos, surtout s’il s’agit de « poison ». En ce sens, si les autres sont programmés et conditionnés, à nous juger, ce n’est pas notre problème ! Le mien est d’éviter cela et d’avoir une parole impeccable.

Par ailleurs, Sartre en parlant de dépendance à autrui, dira que l’enfer n’est associé à rien d’autre que « les autres », et il ne semble pas avoir tort dans ce cas. Bien trop souvent notre bonheur ou malheur va dépendre de ce que les autres pensent de nous. Par conséquent pour se penser, on a tendance à avoir besoin de ce que l’autre pense de nous (dépendance). Ainsi, si les propos sont négatifs à notre sujet, on va rentrer dans cet état de malheur extrême, dans l‘enfer. Donc ne pas rentrer dans ce piège, permet de nous protéger de l’enfer.

Enfin, quand nous réagissons à une critique, à un jugement, il peut être très intéressant de vérifier si, par hasard, nous n’aurions pas ce jugement sur nous-mêmes et que c’est ainsi pour cette raison, que nous réagissons.

Comment faire ?

En apprenant à prendre du recul. Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la tristesse, de la colère et une possible rébellion. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu. Que pensez vous des accords toltèques pour les moments ?

Fun fact :

J’ai écrit sur une feuille A4 que j’avais collé sur mon placard les quatre accords Toltèques, afin de tenter de n’en imprégner et de me souvenirs de ces derniers un peu plus chaque jour. Cette belle affiche se trouve dans ma chambre chez mes parents.

Rien de plus simple pour moi, à l’époque, chaque matin, lorsque je choisissais des habits, je lisais et ainsi je partais avec une nouvelle tenue, mais aussi avec des consignes simples pour que la journée qui débutait soit une réussite.

Photos de mon armoire : accords toltèques

Ce livre est particulier pour moi et pour preuve, suite à sa lecture, j’avais recopié ces accords sur ma fameuse armoire. Cela date tellement que la patte à fixe qui tient la feuille à déteint au travers. 😉

Ps : ceci n’est pas pour autant mon écriture, la mienne est bien plus dure à déchiffrer ahah

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, et je pense que pour commencer, c’est déjà pas mal de s’imprégner de ça. Suivez l’explication des 3eme et 4eme accords, dans l’article qui suivra dans les prochains jours. Ciao !

Voici le lien de la seconde partie (ces accords toltèques en valent le détours) : https://synopsis-le-blog.com/les-4-piliers-du-bonheur-partie-2/

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