temps de lecture: 6-7 mins

Partie 1 pour ceux qui ne l’ont pas lu 🙂

Les 4 piliers du Bonheur (Partie 2)

SE CHANGER SOI POUR CHANGER LE MONDE

Bonjour,

Je vous propose aujourd’hui de continuer avec la deuxième partie de cet article explorant les principes fondateurs du bonheur. Nous allons ainsi, continuer là où l’on s’était arrêté la dernière fois dans l’explication des accords Toltèques, issue du livre de Miguel Ruiz. Mais aussi discuter des critiques que j’aimerais faire sur cet ouvrage.

A savoir : nous étions rendus au 3ème accord. Je vous invite donc à continuer la lecture de l’article, ou bien si vous n’avez toujours pas lu la première partie de la lire en cliquant sur le lien si dessous : ….

Suite des accords :

3. Ne faites aucune supposition

Eviter de partir dans le hasard des suppositions, elles auront souvent tendance à vous apporter plus de souffrance, que de bonheur. Au lieu de ça poser des questions afin de ne pas laisser monter en vous certaines de ces fausses théories amenant à de mauvaises conclusions. En effet, prendre les choses de manière personnelle, après avoir fait des suppositions, nous amène à créer du poison personnel, qu’ensuite nous essaimons autour de nous.

Seulement, il peut sembler, qu’il soit impossible de ne pas faire de suppositions. En effet, notre mental, rationnel, est construit ainsi. Il interprète tout. De cause à effet : si je fais cela, alors il se passera cela. De l’effet à la cause : s’il se produit cela, c’est que… Nos raisonnements, nos conclusions s’appuient sur un grand nombre de règles implicites.

Cet accord nous invite à élargir notre conscience du fait que nous faisons des suppositions, que ce que nous pensons être la vérité est peut-être simplement une hypothèse ou une habitude de pensée. Nous faisons des suppositions à propos des raisons d’agir des autres, nous imaginons leurs intentions. Voici un exemple commun de la création de l’esprit : un ami ne nous a pas dit bonjour ce matin. Ensuite, nous imaginons qu’il nous en veut ! Or, il était juste dans ses pensées ce matin-là et il ne nous a pas vu. Seulement on a fait le choix de ne pas demander pourquoi il n’avait pas dit bonjour. Alors on est triste et s’en suit un comportement de pression, « je ne l’aime plus non plus » ou bien « je dois le convaincre de m’aimer à nouveau », ce qui est source d’angoisse et de stress.

OLYMPUS, NZ

De plus, nous avons vraiment tendance à supposer que les autres croient ce que nous croyons, ressentent ce que nous ressentons, voient le monde comme nous le voyons. Notamment dans notre cercle proche, avec la fausse idée qui est pourtant très répandue de : « Je n’ai pas besoin de le lui dire, il devrait le savoir. » Seulement ce n’est pas tout à fait le cas la majorité du temps. Il faut ainsi tenter d’éviter les problèmes qui découlent de ces fausses représentations. 

D’un autre côté, c’est un travers banal, mais le souci n’est pas tant de faire de supposition, mais c’est d’y accorder par la suite une trop grande confiance. Cela donne lieu à une chose : nous n’osons pas poser des questions, nous n’osons pas exprimer nos besoins pour se rassurer. C’est notre peur qui nous entraîne à ne pas poser de questions, à ne pas vérifier les pensées qui germent en nous. Et ce avec le problème évoqué, nous finissons par les croire au point de condamner les personnes pour des intentions qu’elles n’ont jamais eues, en les rendant responsables de nos problèmes.

  • Comment faire ? Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre pensée. En ayant le courage de poser des questions et de vérifier nos soupçons ! En exprimant nos vrais désirs ! Pour s’en libérer, il propose d’apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. Ce qui implique d’apprendre à écouter et d’être capable d’entendre.

4. Faites toujours de votre mieux

Cet accord découle des trois premiers. Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. Le but est de trouver le juste équilibre.

En réalité, faire de son mieux devrait être un objectif central si l’on souhaite éviter les regrets, mais attention à ne pas le confondre avec la volonté de perfection. Dans « faire de son mieux », il y a « faire » et « de son mieux ». Le premier terme pousse donc à l’action et l’autre à repousser la perfection. Personne n’est parfait. En effet faire de son mieux, ce n’est pas ça. Faire de son mieux permet de pouvoir modifier la hauteur de la barre, en fonction de l’énergie, l’humeur, et des capacités qui peuvent changer d’un moment à l’autre. Ce qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme, et d’une personne à une autre, nous n’avons parfois pas les mêmes capacités sur un moment donné. Alors oui, certains jours, faire ce qu’il y a de mieux pour soi, c’est rester au lit.

Outre le fait de prendre en compte les hauts et les bas de chacun, cet accord ouvre l’espace vers l’audace, vers l’apprentissage, vers l’expérimentation. Faire de son mieux améliore notre motivation à agir sans s’attacher à l’attente d’un résultat immédiat. Se poser réellement la question : est-ce que j’ai fait de mon mieux ? C’est évoluer en acceptant ces limites, et ceux en remplaçant les « on aurait dû… » par une analyse honnête « la réalité est qu’on ne l’a pas fait, … seulement à ce moment-là, c’est ce que l’on pouvait faire de mieux ». Il suffira alors de veiller à ne pas recommencer nos erreurs ou oublis du passé, « que faisons-nous, maintenant que nous savons ? ».

Mais comme on le disait juste avant, faire de son mieux, c’est ne jamais en faire trop et ne jamais en faire trop peu, sinon on risque de se juger et de perdre de l’énergie. De l’énergie qu’il serait plus utile de dépenser pour notre progrès, que pour nous accabler. Donc, en faire trop c’est épuiser notre énergie à venir. En faire trop peu c’est « s’exposer » à la frustration de ne pas atteindre nos objectifs. En un mot, suivre cet accord est un moyen d’apprendre à ne pas trop s’en vouloir.

  • Comment faire ? Dans tous les cas, le pire piège est la course à la perfection. Notre « mieux » change d’instant en instant. L’un des moyens d’éviter ce travers, est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre, sans se soucier du jugement et des attentes des autres.

SE CHANGER SOI POUR CHANGER LE MONDE

Parfois dans la vie, la plupart de nos problèmes proviennent de deux raisons : “Nous agissons sans réfléchir, ou bien nous réfléchissons sans agir”.

Alors que retenir ? Parlons-en un peu plus, de quoi s’agit-il vraiment ? 

L’auteur du livre, Don Miguel Ruiz, est le petit-fils d’un chaman mexicain, de tradition Toltèque. Il vient partager avec nous les savoirs de ces ancêtres afin de nous apporter de règles de vie, pour vivre plus heureux et trouver la voie de la liberté personnelle. En donnant ces quatre accords, il nous donc donne un code de conduite qu’il faut tenter de tenir et qui sera « capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour » (ce sont ces dires). Est-ce que ça marche vraiment ?

Je m’explique un peu, à la lecture de telles promesses (celles faites par l’auteur) peut s’en suivre souvent une sorte d’émerveillement et de retour d’un espoir balayant la frustration du passé. On se dit « Ouh lala, alors ça c’est ouf ce truc ! ». Et on commence à reprendre espoir se disant qu’il doit y avoir dans ce livre la recette magique pour la vie heureuse dont j’ai toujours rêvé … Or ce n’est vraiment le cas, et cela peut de nouveau apporter bien des frustrations. « Si seulement c’était vrai » est le genre de phrase typique que l’on peut se dire dans sa tête. La frustration se situe alors plus dans un espoir déchu. Le livre ne permet pas tout ce dont vous vouliez, et qu’il ne répond pas à tous vos problèmes. Mais pourquoi ?

Je voudrais simplement vous mettre en garde et vous dire qu’il faut aussi ne pas être trop naïf. Il s’agit ici d’un livre d’un peu moins de 150 pages et qui doit coûter un peu moins de 8€, ce que je veux dire par là c’est que vous avez peut-être trop d’attentes par rapport à l’objet en soi. Parfois on souhaite tant trouver réponse à tout ce qui nous travaille dans notre vie et on a juste trop espoir de trouver toutes les solutions d’un coup. Au-delà, du prix, je veux juste dire que la réalité dans laquelle nous vivons est toujours un peu plus complexe, par conséquent il ne faut pas non plus trop en demander à un livre. Et garder en tête qu’il s’agit seulement d’un livre. Alors oui, en un sens toutes les promesses énumérées par l’auteur ne seront peut-être et certainement pas toutes tenues. En partie car il s’agirait toujours de la façon dont on analyse les propos qui y sont écrient.

Mais si ce livre n’est peut-être pas complètement le secret du bonheur : est-ce que pour autant que c’est de « la merde » ; « du charlatanisme » … ? Que vraiment penser d’un tel livre ?

Non, ce n’est absolument pas le cas. En revanche pour moi, je suis désolé mais je dois dire qu’au sens où je l’entends ce livre n’est pas non plus le secret du bonheur. Le bonheur que j’ai peut-être tant rêvé de découvrir à mes débuts, et que non ce livre ne contient pas toutes les réponses que vous cherchez. Mais il promet en soit du changement et c’est sûr qu’il y en aura si vous suivez ces accords. Ces accords sont brillants et ce livre tout entier par sa simplicité.

Et si ce livre ne contient pas « La clef du Bonheur », il est facile d’imaginer que si tout le monde suivrait ces 4 principes, alors une fois libéré d’une grande partie de leurs problèmes, tout le monde serait disponible pour tenter de traiter des maux plus profonds avec d’autres méthodes. Et ainsi atteindre peut-être ce « fameux bonheur » (cela peut sembler utopique, mais je le pense sincèrement). Enfin bon, la notion de bonheur semble bien plus complexe que ça. Néanmoins, ces règles semblent être une excellente base dans la recherche du « mieux-être », si pas directement du bonheur. C’est pourquoi, le titre choisit pour cet article n’est pas anodin, même s’il peut sembler un peu putaclic au vu de ce que l’on vient de dire. Le bonheur, si tel est votre objectif, ne s’accomplit peut-être pas en 5 minutes. En revanche, ces accords sont la base d’un bonheur futur, et c’est en cela qu’il devrait constituer pour vous et moi, des piliers sur lesquels se reposer.

Tongariro crossing, NZ, 2015

J’aimerais ajouter à cela, une expression à méditer soigneusement pour ceux qui sont en quête de bonheur. Pour ceux qui ont en fait leur objectif :

« Il n’y a point de chemin vers le bonheur. Le bonheur, c’est le chemin. » de Lao Tseu, père fondateur du taoïsme (VI-V siècle av J.C)


Récapitulatif :

Un des principes fondateurs de la sagesse transmise par les anciens Toltèques est que nos croyances (habitudes, règles, lois personnelles) créent un filtre qui nous empêche d’accéder à une autre réalité, à un espace réellement créateur.Tel est le problème qui nous entoure :

Nous ne croyons pas ce que nous voyons, mais nous voyons ce que nous croyons !

Nous continuons, à notre insu, à faire toujours un peu mieux peut-être, mais de la même manière. Selon Miguel Ruiz, les accords toltèques ouvrent la possibilité de briser les croyances qui nous limitent, de changer. Ils nous aident à nous rapprocher de qui nous sommes vraiment, pas ce que nous prétendons être, consciemment ou non. Ils facilitent le fait de mettre aux commandes notre dirigeant intérieur. En donnant notre accord à quatre simples règles de conduite en apprenant au quotidien à les mettre en œuvre, l’auteur nous pousse à agir sur au moins 80 % de nos croyances limitantes. Alors suivez les !

  1. Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui. 

2.      N’en faites jamais une affaire personnelle

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

3.      Ne faites aucune supposition

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

4.      Faites toujours de votre mieux

Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Conclusion :

Si tu n’as toujours pas lu le livre, bien que je te livre ici l’essentiel, je te conseille de le lire. Et si la lecture est encore un problème pour toi, rien de grave, laisse-toi encore un peu de temps et peut-être que tu changeras. Allons-y progressivement, le plus important est que si tu as compris ce que disent ces accords, c’est de tenter au maximum « en faisant de son mieux » 😉 de les appliquer jour après jour. Ensuite, je crois qu’il est normal d’être perplexe au début, mais tente et vois si ça marche pour toi, si tu arrives à mieux gérer certaines situations. Comme je l’ai dit ce n’est pas non plus magique au sens, où tu voudrais peut-être l’entendre, néanmoins c’est diablement efficace et c’est le début de quelque chose, des progrès, des efforts utiles, des jours meilleurs…

En commençant déjà par ça, tu pourras aller mieux et ce quel que soit tes angoisses et problèmes, appliquer ces accords t’aidera.

Allez, bisous et Ciao ! 


Extra :

Partie 1 pour ceux qui ne l’ont pas lu 🙂

Voici un lien, si vous souhaitez en savoir un peu plus sur les Toltèques : https://www.geo.fr/histoire/qui-etaient-les-tolteques-192923

Bonus : l’histoire des trois passoires de Socrate à lire en parallèle de ces accords, notamment du premier :  https://positivr.fr/histoire-socrate-test-trois-passoires-philosophie/

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